Zéro déchet

Au Québec, nous créons encore beaucoup trop de matière résiduelle. En effet, c’est 25 tonnes de déchets à la minute qui sont produites. Pour ce qui est du Canada, c’est plus de 3 millions de tonnes qui sont créées chaque année.

De plus, nos systèmes de gestion des matières résiduelles ne sont pas au point. Dans le pire des cas, les matières que nous produisons sont jetées dans l’environnement. Par exemple, 86 % des produits plastiques sont enfouis dans les sites d’enfouissement. Sinon 4 % de ceux-ci sont incinérés. En contrepartie, dans le meilleur des cas, ces matières sont recyclées ou réutilisées. Le problème c’est que même avec un système de collecte des déchets ce n’est que 9% de celles-ci qui sont réellement récupérées.

Par contre, même avec ces méthodes de recyclage les matériaux ne sont pas revalorisés à leur juste valeur. On peut prendre comme exemple le verre qui est majoritairement jeté parce que lorsqu’il est mis au bac de recyclage il ressort souillé par d’autres contaminants et se brise il n’est donc plus récupérable même si c’est un des matériaux les plus faciles à récupérer. Enfin, l’idéal serait d’abord de ne pas générer de déchets tout simplement. C’est donc du côté du consommateur que tout se joue.

C’est pourquoi ce comité aspire à une société zéro déchet par la réduction des déchets et une gestion écologique des ressources.

Problèmes

  • Épuisement des ressources non renouvelables, 
  • Émanation de GES provenant de l’extraction, la production, le transport et de l’enfouissement des produits, 
  • Dégradation des milieux naturels, des écosystèmes et de nos sociétés, 
  • Contamination des cours d’eau, de la terre et de l’air causant bon nombre de problèmes aux écosystèmes ainsi qu’à l’homme,
    • dus à l’extraction, la production, au transport et à l’enfouissement des produits, 
    • dus à la recherche de profit à tout prix qui vient de la mondialisation et du capitalisme où les produits jetables et l’obsolescence programmée sont devenu des critères de rentabilités,
  • Surconsommation effrénée du aux impacts sociaux de la mondialisation et du capitalisme sur les modes de consommation, 
  • Méthodes de recyclage inefficace 

Revendications

  • Revendiquer une meilleure gestion collective des matières résiduelles et une plus grande réduction à la source ;
  • Contrer le gaspillage des ressources à la source dans une optique écologiste 
  • Favoriser une décroissance de la consommation et un partage équitable des ressources en vue d’un meilleur usage pour les générations actuelles et futures.
  • Avoir une plus grande équité quant à l’accès aux ressources 
  • Mettre en valeur les systèmes d’échanges et la maximisation de la durée d’usage des biens et matières (réemploi, don, etc.)
  • Réduire la quantité de déchets ultimes qui seront incinérés

Actions

  1. Développer une plus grande connaissance de la situation et des enjeux liés à la gestion des matières résiduelles
  2. Favoriser le développement des communautés en les sensibilisant sur les enjeux et les solutions de la réduction à la source des déchets
  3. Encourager la mise en place ou le maintien des structures permettant une gestion écologique des déchets
  4. Faire valoir le positionnement des AmiEs de la Terre auprès des instances décisionnelles
  5. Revendiquer une plus grande qualité de l’environnement au profit des générations actuelles et futures
  6. Favoriser l’émergence d’un mode de vie individuel et collectif moins énergivore et plus éco-responsable

Documents

Mémoires

Mémoire sur les résidus ultimes

Du 23 mars au 1er avril 2021, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a tenu la première partie des audiences publiques sur l’État des