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Le verdissement comestible et communautaire : une approche holistique

Le verdissement comestible et communautaire : une approche holistique

On pourrait croire que comprendre l’impact des îlots de chaleur se résume à saisir les enjeux de santé publique qui y sont rattachés, et que les combattre se limite à repenser et modifier l’environnement urbain bâti dans un effort de s’adapter à leurs conséquences. Pourtant, il y a là une belle opportunité de réfléchir à une solution holistique qui permettrait de répondre à plusieurs besoins et c’est ce à quoi s’attellent les ATQ. En effet, le moyen privilégié par l’organisme est la création et le maintien d’îlots de fraîcheur grâce au verdissement comestible et communautaire appelant à l’implication des habitantEs des communautés visées par les projets. L’idée est de faciliter la réalisation de projets désirés ou déjà planifiés. Cette approche permet d’attaquer plusieurs problèmes simultanément et de réfléchir de manière globale la problématique des îlots de chaleur.

Le plus grand atout du verdissement alimentaire et communautaire des îlots de chaleur, c’est qu’il offre la possibilité d’attaquer plusieurs enjeux du même souffle. En effet, il permet d’atténuer les conséquences sur la santé résultant de la chaleur et ressenties par les gens tout en contribuant à l’apaisement psychologique ainsi qu’à la pratique d’activités physiques des individus. Le verdissement comestible améliore l’accès à des fruits et légumes locaux et, surtout, permet de découvrir de nouveaux aliments sains et les manières de les utiliser au quotidien.

Du point de vue de la participation, s’engager dans le verdissement comestible et communautaire représente un beau défi, soit de rassembler et intéresser les gens d’une même communauté dont l’expérience citoyenne se situe souvent dans d’autres sphères que celle agro-environnementale. Heureusement, ces projets encouragent la construction et la solidification du pouvoir d’agir citoyen en sollicitant les gens pour qu’ils définissent eux-mêmes la façon dont ils veulent occuper et investir l’espace. S ‘impliquer dans toutes les étapes du verdissement, de sa conceptualisation jusqu’à la récolte d’aliments, permet de repenser sa relation avec la nourriture en dehors du cadre marchand : c’est en prenant du temps, collectivement, qu’on peut arriver à ces résultats. De plus, l’aménagement d’un espace de verdissement alimentaire et communautaire invite à se l’approprier ce qui amène la multiplication des interactions sociales et le renforcement des liens unissant les personnes vivant dans une même communauté.

Il s’avère fascinant de constater le pied de nez que fait une approche comme le verdissement comestible et communautaire aux modes de fonctionnement usuels qui, pour réfléchir à un problème, l’isolent au lieu de le réinsérer dans son milieu et l’aborder sous plusieurs angles. Effectivement, ce type de verdissement, aussi simple puisse-t-il paraître, redonne aux individus le pouvoir de gérer ce dont ils se nourrissent et donc de construire et consolider une certaine autonomie financière, politique et sociale. De plus, la création et le maintien d’îlots de fraîcheur comestibles ont, à court et long termes, des impacts bénéfiques certains sur l’environnement. Comme quoi une solution holistique n’a pas besoin d’être complexe!

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