Nous soutenir
Actualité

Le comité décroissance se présente au Printemps des Alternatives

Le comité décroissance se présente au Printemps des Alternatives

C’est à l’occasion de la première édition du Printemps des Alternatives que le comité décroissance des Amis de la Terre de Québec a fait sa première sortie depuis qu’il a été remis sur pied au début de l’année. Nous sommes peu, mais un noyau bien soudé qui désire que les idées de la Transition et de la Décroissance soient connus afin que l’on puisse travailler en ce sens.

Les sujets du mouvement pour la décroissance étant vastes, nous avions décidé de choisir un sujet qui nous permettrait de synthétiser l’idée sans trop cibler un point. Il nous semble important pour l’instant de faire découvrir le thème et la raison de l’urgence de celui-ci, pour ensuite nous concentrer point par point à la refonte de notre société de production-consommation-déchets.

Pour présenter de la manière la plus claire possible, autant compter sur la simplicité et partir du constat de base du mouvement de la décroissance: Il est impossible d’avoir une croissance infinie dans un monde de ressources finies. C’est un constat clair et simple, qui ne peut se discuter, à moins que l’on puisse trouver un endroit dans l’espace où la notion d’illimité existe. Chose certaine, sur terre, elle est inconnue! Cela dit, elle continue d’être théorisée et considérée comme telle par le capitalisme économique et culturel.

Afin de faire un visuel pour notre kiosque, nous avons fait un sablier représentant notre système  de consommation actuel: extraction continue des ressources, production de produits à obsolescence programmée, publicité de masse, surconsommation et sans oublier bien évidemment les déchets et les milliers de kilomètres qui séparent la ressource première de son lieu d’enfouissement. Tout cela agrémenter par les dégâts environnementaux et sociaux que notre mode de fonctionnement cause.

Mais nous sommes des optimistes! Et afin de lutter contre l’écoulement du sablier et le mur auquel il nous amène, nous lui avions opposé notre marguerite de la transition en passant par la décroissance de notre rythme de vie! Lors de nos réunions et lorsque nous parlions ensemble de ce que nous pourrions opposer à notre sablier, nous en sommes venus au thème de l’économie circulaire. Le comité décroissance a donc créé sa vision d’économie circulaire en y alliant des changements sociaux qui vont de pair pour le changement sociétal souhaité.

Comité décroissance au printemps des alternatives

Chaque pétale représente un pan de cette transformation que nous devons susciter:

-Une plus grande présence de démocratie, prendre exemple sur le modèle COOP pour l’organisation en communauté.

-Avoir une production circulaire, que la création d’un bien puisse avoir un coût écologique zéro en pensant davantage sa conception et sa réutilisation.

-Les désastres environnementaux actuels sont aussi la cause des problèmes sociaux, c’est donc en changeant notre production que nous pourrons avoir plus de justice sociale et d’équité (et vice versa, sans plus de justice, il y aura toujours un problème de production)

-Il nous faut aussi de l’Éducation Populaire afin de comprendre les causes des choix que nous faisons et afin de reconstruire l’intellect social face aux dérives de la société du spectacle.

-C’est en ayant les armes de la conscience en main que nous pourrons, en tant que société, avoir une consommation responsable. Il ne faut pas voir la sobriété comme une contrainte, mais comme un désir d’être en harmonie avec l’environnement.

-Ce qui amènera, et nous le pensons, à l’atteinte de l’objectif zéro déchet, car on ne produira plus dans le but de nous faire consommer toujours plus, mais dans celui de répondre simplement à nos besoins qui seront guidés par notre conscience et notre désir de ne pas abîmer notre lieu de vie.

On peut constater que cette fleur de la transition vers la décroissance à une feuille qui pousse, cette feuille qui ne vit que si notre fleur va bien. C’est la feuille de la permaculture qui n’existera que si on décide de repenser notre fonctionnement actuel.

FacebooktwitterredditpinterestlinkedinmailFacebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
Étiquettes: ,