Comité Décroissance

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Qu'est-ce que la décroissance ?

Un prolongement de la simplicité volontaire vers le socio-politique. Un mouvement de restauration de la biosphère et de la vie sociale qui implique :  

  • Une baisse à moyen et à long terme de la production, en tant qu’activité économique.

Il s’agit bel et bien d’une décroissance économique. Il ne s’agit pas d’un ralentissement de la croissance économique illimitée, ni d’une croissance zéro. Par abus de langage et à des fins de simplification, on parle de décroissance, mais celle-ci n’est pas illimitée : c’est une décroissance dite soutenable ou viable. Si l’idée de la décroissance se réalise dans une société donnée, il arrivera un point critique où la taille de l’économie ne sera plus disproportionnée. Elle sera au diapason par rapport aux besoins à satisfaire. Dans un tel cas, la décroissance pourrait cesser et la taille de l’économie pourrait suivre l’évolution démographique de la société.

  • Une meilleure satisfaction des besoins immatériels et matériels de l’être humain.

Cet objectif part du constat que l’extension des rapports marchands à toutes les sphères de l’activité humaine pervertit les éléments les plus profonds de notre existence. La satisfaction de besoins immatériels tels que l’appartenance, l’estime de soi et l’accomplissement ne peut s’accomplir par l’achat de biens de consommation. Ces besoins nécessitent plutôt des biens relationnels (éducation, culture, relations humaines harmonieuses, etc.) auxquels il faut faire une place beaucoup plus grande, notamment dans le domaine du travail. À ce niveau, la décroissance implique aussi l’élimination des rapports de domination et, plus globalement, de l’impérialisme.


Pourquoi la décroissance ?

Le paradoxe écologique

La croissance économique illimitée met en danger l’équilibre des individus et de la biosphère terrestre (en termes de pérennité des richesses naturelles et de qualité de l’environnement). La notion d’empreinte écologique nous fournit une illustration : la planète Terre fournit à chacun des 6 milliards et plus d’êtres humains que nous sommes un nombre moyen de 1,8 hectares pour la satisfaction de nos besoins. Le mode de vie nord-américain (7 à 10 hectares) ou occidental (3 à 5 hectares chez les européens) utilise trop d’espace et de ressources par rapport à ce qui est disponible. Par conséquent, il n’est pas possible que tout le monde adopte ce mode de vie.


Le paradoxe des retombées économiques

Une idée dominante présentement est qu’il faut sans cesse créer plus de richesse : au lieu de partager la « tarte », il faut travailler ensemble à la faire grossir pour que tout le monde ait plus et chacun assez. Or, à l’échelle de la planète, il apparaît que c’est toujours la même minorité qui a plus alors qu’une très grande majorité n’en a pas suffisamment pour satisfaire ses besoins. Il y a amplement de richesses pour satisfaire aux besoins de tout le monde; il n’est pas nécessaire d’en créer sans cesse davantage. Il faut simplement que les ressources soient mieux distribuées.

Voilà pourquoi la décroissance. Pour une raison écologique, oui. Mais aussi pour une raison sociale. Si les richesses naturelles étaient infinies, si la Terre était une surface infinie, la décroissance serait quand même nécessaire pour mettre fin à l’injustice sociale et aux inégalités économiques.


Une décroissance autoritaire ?

La décroissance choisie librement apparaît de loin préférable à la régression subie, imposée aux pauvres par les riches. La société fournit déjà un avant-goût d’une telle régression par des mesures environnementalistes restrictives ou des situations de pauvreté imposée. Ainsi, il ne faudrait pas confondre récession économique et décroissance.

Il faut agir pour que la décroissance soit accomplie par les citoyenNEs en suivant des valeurs démocratiques et humanistes !


La décroissance selon Wikipédia

La décroissance selon l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS)




decroissance@atquebec.org



  

Quoi de neuf ?





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Gail Tverberg

Le peakoil dans 3 journaux scientifiques


Depuis le début de l’année, 3 journaux majeurs ont publié des articles relatifs à la finitude des ressources pétrolières :

  • Science : Technology is Turning U. S. Oil Around But Not the World’s. Cet article rapporte que même les prévisions les plus optimistes ne prédisent qu’une très faible augmentation de la production hors Opep d’ici 2030. Les avancées techno-
    logiques mises en place aux Etats-Unis permettent de nouvelles extractions mais ces dernières devront combler le déclin mondial ainsi que le repliement des pays de l’Opep, ce qui est peu probable.
  • Nature : Climate Policy: Oil’s Tipping Point has Passed. Selon les auteurs, depuis 2005, la production de pétrole brut conventionnel n’a pas augmenté pour combler la demande croissante. Le marché du pétrole est donc entré dans une nouvelle phase : la production est rendue inélastique. Cela entraîne évidemment l’augmentation des prix. Les autres ressources fossiles semblent incapables de combler le manque à gagner. Les prix du pétrole, en plus du crash du crédit expliquerait la crise économique de 2008 et serait en parti responsable de la crise européenne.
  • Energy : Oil Supply Limits and the Continuing Financial Crisis. Gail Tverberg, une actuaire de renom tenant un blog sur la raréfaction du pétrole et sur ses implications économiques, y fait de long en large (20 pages) la preuve que la crise économique de 2008 fût provoquée par la hausse des prix du pétrole selon la séquence hausse des cours du brut => hausse de l'inflation => hausse des taux d'intérêts à court terme par la FED => crise des subprimes.


Une série de vidéos de Jeff Rubin (ex-économiste en chef de la Banque CIBC) viennent d’être sous-titrée en français. Rubin y défend la même hypothèse :


Notre source : Three Major Journals Publish Articles on Limited World Oil Supply, par Gail Tverberg






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Antibiotiques : une menace grave pour la santé mondiale


« Si les tendances actuelles ne s'infléchissent pas, l'avenir est facile à prédire, affirme Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. Selon certains experts, nous sommes en train de revenir à l'époque d'avant les antibiotiques.» Soit quand la tuberculose, la lèpre ou la syphilis n'étaient pas maîtrisées.

La problématique de la résistance aux antiobiotiques serait en grande partie due à l’utilisation immodérée d’antibiotiques dans l’élevage productiviste (80% des antibiotiques au Canada), pratique généralisée en occident qui sert à faire diminuer 1) la mortalité d’animaux retrouvés en grand nombre et dans de très fortes concentrations 2) la période d’engraissement de l’animal. Vivement les viandes biologiques…et le végétarisme !

Lire l’article paru dans la Pressele mardi le 10 avril La page de l’OMSrelative à cette sortie de mars 2012






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Électronique et métaux

Nous publierons bientôt le résumé de l’entrevue qu’Antoine C. du comité a faite à l’émission radio Occupons les ondes(ckia ; 88,3 FM ; tous les mercredi à 17h ). En attendant, voici quelques références-pistes de réflexion intéressantes reliées :







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"J'ai l'impression
de passer à côté
de l'essentiel"

Mesurer le bonheur ?


Ce lundi 2 avril s’ouvre à New York une réunion sur « le bonheur » organisée par le royaume du Bhoutan au siège des Nations unies. Il s’agit de mettre en œuvre une résolution adoptée par l’Assemblée générale en juillet 2011. A l’heure où la crise mondiale s’étend et s’approfondit, que signifient tous ces indices qui servent à mesurer le développement ?Pour l’occasion, Le Monde Diplomatique nous livre un article sur la question (en libre accès...c'est rendu rare!)





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Encore Kuznets


Simon Kuznets, l’inventeur du PIB (1934) est le même économiste qui a élaboré la théorie selon laquelle toute société dont l’économie croit passera inévitablement et sans intervention étatique par une phase de grandes inégalités pour ensuite voir ces dernières s'estomper.
La courbe de Kuznets(un U inversé) est aujourd’hui utilisée par les productivistes pour discréditer les écologistes : on a qu’à échanger la variable inégalité par pollution sur l’axe des y et le tour est joué ! C'est la courbe environnementale de Kuznets. L’IEESDS déconstruit bien cette courbe avec études à l’appui.
En fait, tout un pan du discours des objecteurs de croissance consiste à décrier cette foi dans le « progrès » synthétisé ici par les courbes de Kuznets ; les nouvelles technologies ou le marché ne ralentiront pas de façon suffisante la pollution et les inégalités! Pire, elles continueront à les exacerber, à cause de l'effet rebond entre autres !








Les peakoilers sont toujours d'attaque


En France, avec l’arrivée des présidentielles, les coups de gueule et les appels à la mobilisation se multiplient (voir notre précédente chronique). Le Monde publiait la semaine dernière un appel signé par cinq peakoilers français bien en vue (Pierre René Bauquis, Yves Cochet, Jean-Marc Jancovici, Jean Laherrère et Yves Mathieu) intitulé Mobiliser la société face au pic pétrolier







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La crise comme diversion et le sens de la vie (économique)


Texte d’opinionde Christian Arnsperger, économiste à l'université de Louvain (Belgique) et objecteur de croissance. Paru dans le quotidien Libération.
Nous vous invitons également à jeter un coup d’œil au blog de Christian Arnspergersur lequel il propose des pistes pour progressivement sortir du capitalisme.








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Les toilettes du futur


La gestion des excréments, dernier tabou de notre civilisation obsédée par l’hygiène, constitue un enjeu sanitaire et écologique majeur tant dans les pays du sud ( millions de morts et de malades reliés) que du nord ( millions de litres d’eau potable gaspillés, milliards de dollars en traitement et infrastructures, ressources organiques perdues) Télé-Québec a le mérite d’en parler en diffusant une série de documentairessur la question durant le mois de mars.

C’est l’occasion de voir que toutes les cultures n’ont pas nécessairement adopté le très dommageable tout-à-l’eau : les africains vivant de manière traditionnelle étendent dans les champs leurs fèces qui sont ensuite stérilisées par le soleil, les chinois récupèrent leur urine depuis 3 millénaires pour des fins agricoles (azote, phosphore), les suédoisfavorisent depuis longtemps la récupération de l’urine et sont des pionniers en occident dans la mise en place de systèmes de toilettes à compost, etc.

Tous les lundis jusqu'au 26 mars à 20h ou en reprise le jeudi suivant à 13h.

Quelques liens et documents :

  • L’étude du GREB sur le pic du phosphore : entre 1950 et 2000, environ 1 milliard de tonnes de phosphore ont été extraites des mines. Elles ont surtout servi comme engrais agrochimique. Près d’un quart du phosphore extrait a fini dans l’environnement aquatique ou bien a été enfoui en décharge. Cette perte est immense si l’on considère la finitude des réserves minières. En fait, le GREB calcule que le pic du phosphore aurait déjà été atteint dans les années 90. Dans un souci de respect des générations futures, nous nous devons donc d’économiser et de récupérer autant que possible le phosphore et la valorisation des excréments en milieu agricole paraît inévitable. Rappelons qu’en ce moment à Québec, les excréments sont surtout brûlés à l’incinérateur. L’ouverture de l’usine de biométhanisation ne permettra qu’une valorisation infime de nos excréments.
  • Le site de l’ONG française Toilettes du mondequi fait la promotion tant au nord qu’au sud de toilettes à compost
  • La bible en la matière : Le livre The Humanure Handbook(en accès libre)
  • Une compagnie bien de chez nous de bidets à intégrer aux toilettes à eau (très répandu au Japon) pour les urbainEs qui sont tannéEs d’encourager Kleenex et cie : bidex


Comment récupérer son urine ?

Rien de plus simple : diluer 1 volume d’urine avec 10 volumes d’eau. Il faut savoir que chez une personne en santé, l’urine est stérile. Cependant, il s’agit d’un bon milieu de prolifération des bactéries. L’idéal est de jeter l’urine diluée dans son jardin ou son bac immédiatement après l’excrétion : cela permet de récupérer un maximum d’azote avant qu’il ne s’évapore et de diminuer les odeurs. Ne pas jeter trop d’urine près d’un cours d’eau : cela risquerait de favoriser les algues bleues, la féminisation des poissons ( pour les filles qui prennent la pillule), ou autres pollutions (si autres médicaments).







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Manif familiale contre la hausse des frais de scolarité


L'éducation, c'est l'affaire de tous et toutes ; L'ensemble de la population de Québec est invitée au Cégep Limoilou (campus Québec) le dimanche 18 mars dès 13h (départ de la marche à 14h).

Plusieurs textes favorables à un gel des frais de scolarité sont disponibles sur le site de la CLASSEdans la section « Tout sur la hausse ».
Notons dans ce dossier l’influence importante de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), un think tank social-démocrate québécois qui tente tant bien que mal de contrebalancer le discours néolibéral de l’Institut économique de Montréal, des HEC, du Fraser Institut, du Cato Institut et toutes les autres institutions économicistes qui polluent notre espace médiatique. Si vous n’avez toujours pas vu les 9 vidéos pour comprendrede l’IRIS, n’attendez plus : les arguments en faveur d’une hausse y sont démystifiés un à un de façon convaincante. Étonnement, ces vidéos sont plus complets que d’autres textes de l’IRIS sur la question (exemple : la brochure Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité). Un autre document intéressant de l’IRIS sur la question est une étude de 2009 intitulée Le gouvernement du Québec devrait-il lui-même prêter de l’argent aux étudiants ?On y conclue que le programme de prêts aux étudiant-e-s du Québec aurait avantage à être revu en profondeur afin de diminuer sa dépendance envers les institutions financières privées et qu’une telle politique allégerait les finances publiques, en plus de réduire l’endettement étudiant.

Notez que l’édition spéciale de l’Objecteur de croissance sur le dossier de l’éducationest disponible aux ATQ, au MSRQ ainsi que dans nombre de cafés-resto de Québec.














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Olivier Appert
de l'IFP






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Olivier Rech


Pic pétrolier mondial : une mise à jour


Les données relatives à la production mondiale de pétrole peuvent paraître encourageantes pour certains : la production étasunienne reprend de l’élan (schistes, offshore), l’AIE revoit à la baisse ses prévisions en ce qui a trait à la demande pour 2012, certains rapports (CITI, Besson) se veulent rassurants, etc.

Mais le fait est qu’en 2011, le prix moyen du baril de Brent en monnaie constante a battu le dernier record (98 $ en 1980 lors du deuxième choc) avec une valeur de 111$. Cela fait dire au président de l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (qui oui, considère des facteurs tels que les tensions dans les pays arabes, la faible reprise économique ou les « tight oil ») que le monde subit actuellement un choc pétrolier rampant

Dans la même veine, Olivier Rech (responsable des questions pétrolières au sein de l’AIE de 2006 à 2009) nous rappelait en décembre que malgré quelques soubresauts, la production mondiale est condamnée à décliner ( dès 2015- 2020 pour l'ensemble des carburants liquides avec les premières tensions dès 2013-2015 selon lui). Ses prévisions sont plus pessimistes que celles de l’AIE qui prévoyait dans son rapport de 2010 qu’il faudrait mettre en production l’équivalent de 2 Arabies Saoudites (20 Mb/j)d’ici à 2020 pour contrer le déclin des champs pétrolifères existants.

Pour un bilan plus complet, lire le récent article de Matthieu Auzanneau : La hausse des prix de l’essence devrait continuer




Ma 6 mars


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Projection du film End: civ

End: civ est un film choc (2011) sur la pensée de Derrick Jensen, auteur et activiste de l’écologie profonde étasunienne. On y explore 4 des 20 prémisses de son livre End Game (2006). Grosso modo : la planète est finie, les communautés traditionnelles (focus mis sur les amérindiens) sont plus attachées à la nature, la civilisation industrielle repose sur une violence persistante et soutenue, la culture tout comme la plupart de ses membres est malade. On y écorche au passage les groupes environnementalistes institutionnalisés ainsi que les adeptes de la non-violence. Le tout vise à démontrer que toute civilisation (définie ici comme une société caractérisée par l’augmentation de la taille de ses villes) est intrinsèquement non-durable. Bien qu’on en ressorte avec l’impression d’avoir assisté à une addition de raccourcis (durée de 75 minutes)sur fond d’images chocs, ce brûlot fait réfléchir. À voir avant qu’il ne soit mis à l’index !?

Projection-discussion chez Craque-Bitume dès 19h. 798 12e Rue Québec, 523-4580. Une des bandes annoncesdu film




Di 4 mars


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La fête des semences 2012


Venez explorer les façons de faire pousser vos aliments en ville et préparer votre saison de jardinage. La diversité en ville, on peut la cultiver! Organisée par le Réseau d’agriculture urbaine à Québec (RAUQ). Au programme : exposants, conférences, démonstrations, repas santé, échanges de semences, etc. Parce que l’agriculture est aussi possible en ville! Cette journée est ouverte à tous et l’entrée est gratuite.

De 10h à 16h30 au Pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval. Pour avoir la programmation




Ma 21 fev


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Le Plan Nord et l'activité minière


Scéance d'information donnée par Martine Ouellet, députée de Vachon et Christian Simard de Nature Québec.

Au local de Craque-Bitume (anciennement appelé Collectif Éco-Quartier) 798, 12e Rue, à Limoilou. Dès 19h. Pour plus d'infos : www.craquebitume.org






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l’IPV de Mead et les mines québécoises


Il est surprenant de voir combien la question de la finitude des ressources minières est présente dans le discours des citoyenNEs et groupes de toute sorte qui s’opposent au Plan Nord. Harvey Mead, fondateur de Nature Québec et premier commissaire (démissionnaire) au développement durable (en 2007-2008) est sûrement l’une des figures québécoise ayant le plus insisté sur cette notion de finitude des ressources ces dernières années avec son Indice de Progrès Véritable(IPV). Bien qu’il ait sorti en mai dernier (après des années de travail) son livre L’Indice de progrès véritable du Québec : quand l’économie dépasse l’écologie, il continue de diffuser librement des chapitres et pans entiers de cette œuvres.

Dans le dossier des mines, la position de Mead (qui s’inspire des mesures prises par la Norvège) pourrait se résumer ainsi : "L’IPV soustrait du PIB (…) toute la valeur des expéditions minérales du bilan économique et social du Québec." Il propose que "cette valeur, les recettes des compagnies minières, soient allouées, en entier, à des investissements permettant de générer des retombées permanentes. C’est ainsi que la société peut profiter de ces ressources de son sous-sol, pour le bénéfice de la population, à perpétuité". Pour avoir accès au texte complet sur les minesQuelques autres textes importants de MeadVoir aussi Gaïa Presse

Au sujet du Plan Nord, un autre texte que l’on pourrait caractériser de décroissant provient de Sylvie Woods : Automobiles hybrides ou électriques et rareté des métaux stratégiquesOn y explique l’attrait que représente les gisements québécois de terres rares pour les croissantistes occidentaux ainsi que la fuite en avant qui justifierait leur volonté de les exploiter.

Les métaux et notre futur

Dans le dossier des métaux, il y a évidemment la bible de Philippe Bihouix et de Benoît de Guillebon Quel Avenir pour les métaux ? que tout bon objecteur de croissance se doit de lire ! Ce livre incroyablement bien fait, documenté et illustré (graphs, schémas, etc) renferme quantité d’informations cruciales pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Notez qu'il est en partie disponible sur Google BooksIl en existe aussi un exemplaire à la bibliothèque Gabrielle Roy(cote : 553.4 Q3 ). Vous pouvez aussi communiquer avec nous à decroissance@atquebec.org et il nous fera plaisir de vous fournir une de nos copies. Neuf, le livre vaut plus de 70$.







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Criminalisation des environnementalistes


La question de la surveillance et du contrôle des population dont traitait le documentaire que nous suggérions il y quelques joursest plus pertinente que jamais depuis l’accession des conservateurs à la majorité parlementaire. Le nouveau projet de loi cherchant à augmenter les pouvoirs des policiers chargés de surveiller interneten témoigne. Il est effectivement inquiétant de voir de telles mesures se mettre en place avec un gouvernement ayant aussi peu de respect pour la démocratie et pour les droits de la personne. Le ministre Joe Oliver, par exemple, traitait récemment de « radicaux » les environnementalistes opposés à l’accélération de l’exploitation des sables bitumineux. Cette semaine (11 fev), c’est par la bouche du charmant ministre de la Sécurité publique Vic Toews que nous apprenions que la nouvelle Stratégie antiterroriste du Canada viserait entre autres les environnementalistescar il se pourrait que ces groupes «laissent tomber les manifestations légitimes au profit de menaces terroristes». Comment croire qu’un tel gouverne-ment pourrait faire une cybersurveillance pas trop invasive (sans mandat, est-ce possible ?) quand on apprend, par exemple, que ce même gouvernement a menti pendant des années à sa population au sujet de l’utilisation des informations issues de la torture!?






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Technologies de contrôle


Les actes d’espionnage, d’infiltration et de sabotage de groupes et de citoyens engagés (ou immigrants, marginaux, minoritaires) existent depuis longtemps en occident (Échelon, Cointelpro, Indymedia, Blackwater, Montebello, Jaggi Singh, etc.) mais le développement des technologies donne un pouvoir croissant aux polices de la conformité qui s’intéressent aussi aux citoyenNEs lambda (caméra surveillance, médicaments, cartes de paiement et réseaux électroniques). Les moyens les plus efficaces pour contrôler les populations sont souvent les plus subtils et relèvent plus du conditionnement que de la contrainte à proprement parler : publicités, jeux vidéos, films, sondages, marketing, télévision, musique :

Epuisés par le travail, effrayés par le chômage, angoissés par l’avenir, envoûtés par les médias, les citoyens subissent un endoctrinement constant, invisible et clandestin. Cet embrigadement suscite, chez les uns, une obéissance sans limite, que certains appellent consensus. Mais, chez les autres, plus nombreux qu’on ne croit, la conviction que la robotisation des âmes, l’accumulation des contrôles et le renforcement des surveillances menacent de corrompre la démocratie.(1)

(1)Lire Ignacio Ramonet, Citoyens sous surveillance, Le Monde Diplomatique, mai 1994. Ignacio Ramonet fût directeur du "Diplo" de 1990 à 2008.

  • Autres articles appréciés du "Diplo" : Facebook is watching you (fév 2010) et La NSA, de l’anticommunisme à l’antiterrorisme : au cœur du renseignement américain (nov 2001)
  • Un documentaire à voir absolument : Échelon, Le pouvoir secret de la NSA.
  • Un site de libertaires radicaux (Grenoble, France) qui travaillent à dénoncer le lien entre technologie et contrôle social : Pièce et Mains d’Oeuvre




11 fev 2012


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Big Brother vous regarde


Espionnage au quotidien: un documentaire de National Geographic diffusée sur les ondes de Télé-Québec ce samedi dès 16h :

"Dans pratiquement toutes les grandes villes du monde, on estime nécessaire d’instaurer des mesures de surveillance issues des dernières technologies, afin de protéger la population de divers dangers. Sommes-nous loin du jour où chaque être humain se fera implanter une puce dès la naissance?"





1 et 5 fev 2012


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Électrosmog


Venez assister à la conférence de la CQLPE au Centre Frédéric Back (870 ave. Salaberry, Salle Michel Jurdant) ce mercredi 1er février à 19h et joignez vous à la manifestation du dimanche 5 février devant l'Assemblée Nationale à partir de 13h!







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La planète se dirige vers des pénuries de ressources selon l'ONU

Afin de préparer le sommet Rio+20 qui aura lieu au début de l'été, l'ONU a demandé à un panel de 22 sommités de préparer un rapport sur l'état de la planète.

Conclusion :
25 ans après la publication du rapport Brundtland, "le modèle actuel de développement est devenu insoutenable". Nous ne pouvons plus compter sur le fait que nos efforts collectifs pourraient nous éviter de franchir des seuils écologiques susceptibles de provoquer des dommages irréversibles aux écosystèmes et aux communautés humaines. Mais en même temps, le risque de franchir ces seuils critiques ne doit pas servir à imposer des plafonds arbitraires au développement de pays qui tentent de sortir leurs populations de la misère : ce serait courir le risque de condamner trois milliards d'humains "à une vie de pauvreté endémique".
Quelques constats :

  • 85 % des stocks de poissons sont surexploités, décimés, en voie de récupération ou exploités à pleine capacité
  • Les services biologiques que les écosystèmes dispensent aux humains sont pour les deux tiers en déclin.
  • Le capital biologique naturel disparaît au rythme de 13 millions d'hectares par année (16 millions d'He en 1990 : les politiques adoptées par le Brésil et l'Indonésie sont principalement à l'origine de cette amélioration).
  • Un tiers des aliments produits pour les humains (environ 1,3 milliard de tonnes) est perdu ou gaspillé dans la chaîne de distribution. Le gaspillage de nourriture dans les pays riches (222 millions de tonnes) équivaut à toute la production de l'Afrique subsaharienne.
  • l'agriculture monopolise 70 % de toute l'eau utilisée par les humains et les 2/3 de cette eau vont aux productions animales, soit l'équivalent de l'eau consommée par 9 milliards de personnes. L'élevage monopolise à lui seul 70 % des terres agricoles, 30 % de la surface terrestre et 18 % des émissions de GES.
  • les émissions de GES ont augmenté de 38 % depuis 1990
  • à ce rythme, l'humanité se dirige vers une augmentation de la température terrestre moyenne de 2,5 à 5 °C

Recommandations notables:

  • Intégrer les coûts cachés, sociaux et environnementaux, dans le prix des biens et services, ce qui exigera une refonte du système économique global et une forte réglementation pour imposer cette «internalisation» du passif environnemental.
  • Modifier la comptabilité économique globale pour corriger le concept de «produit intérieur brut» (PIB), qui ne tient pas compte du passif que l'économie actuelle engendre.

-Notre source : Louis Gilles Francoeur,Rapport des Nations unies-La planète se dirige vers des pénuries de ressources, Le Devoir, Mercredi 1 fev 2012 (article bloqué)
-Le rapport officiel







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Vive la décroissance planifiée!


On s’en doutait mais voici ce qu’on pourrait appeler le comming out officiel de Louis-Gilles Francoeurau cœur du journal Le Devoir : il prône la décroissance ! Publié le 27 janvier 2012

Est-ce que c'est en poliçant le système bancaire à l'occasion des grands-messes médiatiques de Davos, du G8 ou du G20, ou en nous dotant en juin à Rio d'un capitalisme onusien sensément vert, que nous renverserons l'atrophie en cours du système vivant de la Terre? L'actuelle génération de politiciens est-elle, au mieux, en train de repousser l'échéance d'un épuisement des ressources qui imposera une décroissance sauvage et inéquitable parce que nous aurons évité de la planifier avec lucidité?

Les curieux étaient peut-être déjà tombé sur ce court vidéofilmé récemment et dans lequel LGF nous livre un éditorial des plus clairs.







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Mosaddegh, PM
iranien renversé
en 1953 par les
britaniques et par
les états-uniens











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Iran : deux poids, deux mesures.


L’invasion de la Libye n’est pas encore terminée (avec un compte des pertes civiles complètement bâclé) que l’occident se prépare déjà à envahir l’Iran. Après 30 années de menaces et d’agressions, l’occident (avec les États-Unis à sa tête), intensifie les pressions sur l’Iran : depuis novembre, différentes sanctions économiques sont mises en place (et on n’inclut pas ici les assassinats ciblés de chercheurs iraniens oeuvrant dans le nucléaire). Au début de janvier, Obama va même jusqu’à promulguer une loi excluant du système financier américain toute institution collaborant avec la Banque centrale d'Iran. Aujourd’hui, le rial iranien est à la moitié de sa valeur d’il y a quelques mois. L’économie interne est en train d’être cassée et le peuple iranien, qui risque peu de se révolter étant donné la dureté de la répression de 2009, en fait les frais.

On accuse les autorités iraniennes de vouloir se doter de têtes nucléaires, armes déjà possédées par centainespar 9 pays et ultime assurance des iraniens de ne pas être attaqués par des forces étrangères (les menaces de bloquer le détroit d’Ormuz sont plus risquées pour les iraniens) dans un monde oû l’équité entre les États et le respect de la souveraineté des États sont de moins en moins vérifiablesMais ne devrions nous pas, nous occidentaux, commencer par regarder le comportement de nos politiciens supposément rationnels et pacifiques (pensons à l'Opération Ajaxpar exemple : oû en serions nous aujourd’hui s’il n’eût été de ce renversement ?) avant d’aller sermonner le reste de la planète ?

À lire également : Le Manière de Voir décembre-janvier 2012 qui porte sur Ces guerres qu’on dit humanitairesIllustré par l’incroyable photographe James Nachtwey.








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Origines de la crise financière et décroissance


Dans son numéro de janvier 2012, Le Monde Diplomatique fournit un bon résumé des causes historiques de la crise financière dans un article intitulé Aux origines politiques de la débâcle financière : La crise de 2008 a commencé il y a quarante ans Wolfgang Streeck (Directeur de l’Institut Max-Planck pour l’étude des sociétés, Cologne), s’y interroge : « Et si le capitalisme démocratique mis en place dans les pays occidentaux après la seconde guerre mondiale comportait un déséquilibre indépassable ? ». Ce dernier y rappelle que depuis la fin des années 1960, trois solutions ont été successivement mises en place pour dépasser la contradiction entre démocratie et capitalisme de marché : l’inflation, la dette publique puis la dette privée.***

Cette analyse, on la retrouve en partie dans un manifeste récent signé par un collectif d’objecteurs de croissance européens et intitulé : Dette publique, crise économique et décroissance heureuse Les auteurs nous y enjoignent à promouvoir une décroissance sélective qui favoriserait une économie relocalisée plutôt que les grands travaux publics et les dépenses militaires ou politiciennes.

(***)Pour avoir les graphiques associés, voir la version originale anglaise ici







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L'Anthropocène, l'ère des déséquilibres


La très officielle commission de stratigraphie de la Société géologique de Londres a commencé depuis 2008 à s'interroger sur l'hypothèse d'un nouvel âge planétaire, en raison des indices de plus en plus nombreux qui pointent en direction d'un bouleversement de plusieurs des équilibres les plus fondamentaux de la planète. Parrallèlement à cela, la Société royale de Grande-Bretagne a récemment publié une synthèse, réalisée par une équipe internationale de chercheurs, intitulée L'Anthropocène: perspectives conceptuelles et historiques. Louis-Gilles Francoeur du Devoir nous en fait ici un résumé(19 janv 2012). Fait intéressant (parmi d’autres), ce rapport souligne la gravité de la raréfaction du phosphore !

L’étude originale est disponible ici(en anglais seulement).

Illustration : Frédéric Back, Le profit éclairant le monde, 1970







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Couvertures médiatiques: bilan 2011


Le courtier en informations Influence Communication vient de publier un rapport concernant la couverture médiatique au Québec des différents sujets de l’actualité. Ainsi, on y apprend que :

-Quatorze des vingt-cinq personnalités les plus médiatisées au Québec proviennent du hockey
-les aînés, les autochtones et la pauvreté équivalent au poids médias sur une année du joueur David Desharnais (!?)
-le livre, la danse, le théâtre, la peinture, la photographie, la poésie et la sculpture représentent l’équivalent de la couverture de 2,4 minutes d’un match des Canadiens (!?)
-Le palmarès mondial place le réchauffement climatique en deuxième position des nouvelles les plus traitées dans 160 pays alors qu’il n’arrive pas dans les 5000 premières places ici (!?!).

Pour avoir accès à ce rapport, voir notre source : l’article L’Ère du consommé-jetédu Devoir







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Comment Sortir de la société de consommation.


Il y a deux ans, le World Watch Institute publiait un rapport annuel d’une radicalité surprenante et s’intitulant Transforming Cultures : from consumerism to sustainability. Nous avions alors parlé de cette sortie importante puisque Louis-Gilles Francoeur (Le Devoir) avait publié un article chocle résumant.

"Sans un changement culturel radical qui ferait de la surconsommation un interdit, voire un tabou, les politiques écologiques et les changements technologiques en cours mènent l'humanité tout droit à un cul-de-sac écologique et économique"

Or, voilà qu’il y a quelques mois, la version française de ce rapport était publiée sous le titre Comment Sortir de la société de consommation.
Sylvie Robert fera à Montréal une présentation de ce rapport pour le MQDC et afin de nous mettre en appétit, nous fournit un résumé de 20 pages du rapport,résuméque nous mettons ici à votre disposition.

Également, nous vous laissons ici un enregistrementde la présentation du rapport faite par nul autre que Jacques Languirand à l’émission Par 4 chemins.

The Worldwatch Institute est une organisation fondée en 1974 et basée à Washington qui s’intéresse à l’État global de la planète







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"Le travail libère"
pouvait-on lire
à l'entrée des
camps de concen-
tration nazis



Le Travail, Pourquoi ?


Quel meilleur moment pour jeter un regard critique sur le travail que les vacances !? Voici donc en rappel un petit « ciné-cadeau décroissant » : Le travail, pourquoi ? de Mondi Alisation. Un bref mais incroyablement efficace survol des causes et conséquences du travaillisme… Durée : 30 minutes.

Par la même occasion, quelques chiffres en vrac :
-Aux Etats-Unis, pour chaque point de chômage de plus, un demi point de longévité est gagné
-Selon une étudede santé Canada, la proportion d’employés travaillant plus de 50 heures a plus que doublée entre 1991 et 2001 au Canada.
-Selon une étude(2010) de l’IRIS et du CCPA, les familles québécoises travaillent en moyenne 8 semaines de plus par année depuis 1996 et cette augmentation touche surtout la moitié la plus pauvre de la population alors que les revenus de ces familles ont diminué par rapport à la génération précédente.





Jeudi 15 déc

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Sous le feu des ondes


Alors que trois milliards d’individus communiquent au moyen de téléphones cellulaires et que l’on assiste au développement fulgurant des technologies sans fil, le corps humain baigne dans un brouillard électromagnétique invisible, mais très dense. Les rayonnements électromagnétiques peuvent-ils perturber la santé? On tente de répondre à cette question en analysant les plus récentes données scientifiques, qui ont de quoi mettre la puce à l’oreille.

Ce documentaire(2009) sera diffusé ce soir à Télé-Québec à minuit puis sera disponible au local des ATQ pour emprunt.

La question des champs électromagnétiques est d’autant plus d’actualité que le gouvernement Charest s'apprête à installer 3,8 millions de compteurs « intelligents » dans la province. Nous vous invitons à signer la pétitionrelative à ce dossier et à passer à l’action en visitant la page de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique.

Aussi, il y a la revue Maison du XXI siècle qui traite fréquemment de cette question et qui a un dossiersur le sujet.







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Ce rapport

de l'OCDE
s'intitule
Divided we Stand


Libre-échange et inégalités sociales


Les adeptes du néolibéralisme nous ont habitués à des résonnements douteux mais la mauvaise foi de Pierre-Marc Jonhson bât aujourd’hui des records : il n’y aura pas de perdants avec l’AEGC selon le négociateur en chef pour le Québec dans ce dossier.
Ce qui est particulièrement ironique, c’est que quelques jours avant ces déclarations,l’OCDE publiait un rapportdécriant l’amplification durant les 30 dernières années des écarts entre riches et pauvres à travers la planète, et que ce même rapport identifie la mondialisation comme un des facteurs ayant contribué à l’augmentation de ces inégalités…

Mais Monsieur Johnson peut garder la tête haute : il a l’appui de Peter Stastny…

En guise de rappel : une synthèsedu colloque 10ans d’ALENA : bilan social et perspectives






Jeudi 8 déc

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Action contre l'accord de libre-échange Canada-Union européenne


Des enjeux essentiels sont actuellement l'objet de négociations : les marchés publics, la culture, l'eau, l'environnement, la mobilité de la main d'œuvre, etc. Il est inquiétant de voir imposer, par cet accord, une marchandisation accrue des services publics

Un cheval de Troie de 5 mètres de haut sera apporté devant le parlement de Québec. Rendez-vous à 12h30 ce jeudi 8 décembre.

  • Pour en faire plus (lettres, pétitions,etc) ou en savoir plus (couverture complète, argumentaire, etc) visitez le site du RQIC
  • Notez que les AmiEs de la Terre ont développé une trousse d'information disponible en version papier ou électronique et sont disposé-e-s à se déplacer pour vous outiller par le biais d'une conférence si vous rassemblez un nombre significatif de personnes intéressées. Vous pouvez communiquer avec Dominique Bernier (418-524-2744 ou eau@atquebec.org)









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Le PM et
son égérie



























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Nouvelles négociations de libre-échange pour Harper


Après les accords de « libre-échange » avec le Costa-Rica, la Colombie et le Honduras (et après la Libye), Harper commence à s’ennuyer : il manque de richesses à piller et de territoires nouveaux à coloniser avec ses belles entreprises canadiennes… Il faut perpétuer l’esprit du Commonwealth après tout ! Il y a bien sûre l’Accord Économique Commercial et Global (AÉCG) avec l’Union Européenne… mais ce n’est pas pareil… Alors il se lance dans le Partenariat Transpacifique, avec ses amis de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de Singapour, de la Malaisie, du Vietnam, de Brunei, du Chili, du Pérou, du Japon, des États-Unis et du Mexique. Wow ! La plus grande zone de libre –échange jamais créée pourrait voir le jour d’ici quelques années !? 800 millions de consommateurs et près de 40 % de l'économie mondiale !!! Une belle occasion de remettre en question le système de quotas agricoles canadiens et autres freins commerciaux similaires. Les Étas-Unis comptent relancer durablement leur croissance grâce à cet accord, alors... Et puis, il y a l’Inde avec qui on discute depuis plusieurs mois. Dans ce cas particulier, ce sont les services publics de santé dont on pourrait se débarrasser !

À voir :

Aussi, nous profitons de l’occasion pour diffuser la version virtuelle du livre Noir Canadad’Alain Deneault. La version papier est maintenant interdite selon l’ententesignée hors cours par les deux belligérants. Rappelons que la maison d’édition Écosociété fût poursuivie par la minière Barrick Gold de 2008 à octobre 2011 pour une somme de 6 millions $. Nous vous invitons évidemment à diffuser le plus largement possible ce livre mis à l'index!


 
 
 
À Retenir ! Image comité décroissance forum2.jpg Pour avoir le calendrier exhaustif des activités militantes à Québec, consultez le calendrier du Forum Social Chaudière Appalache

À Retenir ! Image comité décroissance gaiapresse.jpg Pour avoir accès à toute l'actualité environnementale du Québec et d'ailleurs, consultez Gaïa Presse, un portail Internet réalisé par le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec.

 


Les Archives automne 2011 du Comité Décroissance sont disponibles ici

Les Archives hiver-été 2011 du Comité Décroissance sont disponibles ici

Les Archives 2010 du Comité Décroissance sont disponibles ici

Les Archives automne 2009 du Comité Décr oissance sont disponibles ici

Les Archives printemps-été 2009 du Comité Décroissance sont disponibles ici

Les Archives 2008 du Comité Décroissance sont disponibles ici