Conférences en ligne
De AmiEs de la Terre de Québec.
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Maître de notre eau chez nous ou "porteur d'eau" ?
Dix ans après le Sommet des peuples contre la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques), voilà qu'il est question aujourd'hui d'un nouvel accord non moins pernicieux - l'Accord économique et commercial Canada-Union européenne - qui menace nos services publics et en particulier la gestion publique de l'eau. Pour marquer le 10e anniversaire du Sommet des peuples, les AmiEs de la Terre de Québec et la coalition Eau Secours! ont reçu monsieur Jacques B. Gélinas pour échanger sur la privatisation de nos services publics, dont l'eau.Monsieur Gélinas, signataire de la récente Déclaration revendiquant la réappropriation de nos ressources énergétiques, a partagé avec nous sa conviction que l'eau « source de vie » ne doit en aucun cas devenir une « source de profit ». Il n'y a pas de développement durable, croit-il, sans la maîtrise par les pouvoirs publics de nos richesses naturelles, en particulier de l'eau, une ressource vitale pour tous les êtres vivants et pour la planète Terre. Or, depuis les années 80, un vent néolibéral remet en question la révolution « Maître chez nous » de 1962 qui nous avait sortis d'une longue tradition de colonialisme. Les gouvernements dénationalisent peu à peu nos ressources énergétiques et hydrauliques et les abandonnent aux multinationales.
Cet événement, qui a eu lieu le mercredi 23 mars à 19h15 au Centre de l'environnement, a été organisé par les AmiEs de la Terre de Québec et la Coalition Eau Secours !.
Monsieur Jacques B. Gélinas était invité à l'émission Le Grain de sable, à CKRL, le vendredi 18 mars. Vous pouvez entendre l'entrevue sur le site de l'émission : http://www.archive.org/details/LeGrainDeSable-18.03.2011
Accord de Libre-Échange Canada-Europe : Un levier pour la grande braderie
Cette entente commerciale avec l’Union Européenne constituera une menace pour nos services publics, nos emplois, notre environnement, notre alimentation, notre culture, nos ressources, nos télécommunications, notre eau – et même nos droits démocratiques!Déposé en décembre 2010, un rapport du Conseil des canadiens et du Syndicat canadien de la fonction publique intitulé Eau publique à vendre : comment le Canada va privatiser nos systèmes publics d’eau souligne que l’entente aura pour effet d’aggraver les pressions exercées sur les municipalités et les réserves autochtones canadiennes, par le financement public inadéquat et les programmes d’encouragement à la privatisation du gouvernement fédéral, afin qu’elles livrent au marché leurs systèmes d’eau. À la demande des grandes entreprises européennes à but lucratif du secteur hydraulique, les gouvernements provinciaux et territoriaux envisagent d’inclure l’eau potable et les services de traitement des eaux usées à l’ensemble des services qui seront ouverts. Les négociateurs de l’UE demandent également que les municipalités canadiennes et leurs services d’eau soient inclus dans le chapitre de l’entente sur les achats publics.
Cet événement, qui a eu lieu le jeudi 17 mars à 19h15 au Centre de l'environnement, a été organisé par ATTAC-Québec et les AmiEs de la Terre de Québec.
Nourrir la planète
Cet excellent reportage de la BBC adapté par l’équipe de La Semaine verte de Radio-Canada, aborde une question déterminante pour notre avenir : l’abondance des aliments tire peut-être à sa fin. En effet, des experts nous disent que nous sommes à la veille d’une crise alimentaire mondiale et que l’enjeu des guerres de demain pourrait bien être l’eau et les aliments, plutôt que le pétrole et le territoire.Lors de la projection au Cinéma Cartier, Errol Duchaine était présent pour discuter avec le public pour approfondir les enjeux et parler des solutions que nous pouvons adopter. Errol Duchaine fait partie de l'équipe des journalistes de la télévision de Radio-Canada depuis 1998. Il a d'abord travaillé à l'émission Enjeux où, pendant quatre ans, il s'est passionné pour des sujets à caractère social. En 2000, il a obtenu le prestigieux Prix Judith-Jasmin ainsi que le Prix de l'Office des communications sociales pour un de ses reportages, Les Bébés martyrs.
Cet événement a eu lieu le mercredi 16 février à 19h au Cinéma Cartier et fut organiser par les AmiEs de la Terre de Québec, en partenariat avec le Cinéma Cartier, Radio-Canada, Oxfam-Québec, Carrefour Tiers-Monde, Agir International et le Marché de Solidarité de Québec.
Offshore : Paradis fiscaux et souveraineté criminelle
Pour Alain Deneault, les paradis fiscaux n'ont pas seulement pour effet de détourner notre richesse collective au profit d'acteurs, d’institutions et de fonds publics et privés. En plus d'asservir les populations du Sud et de mettre à mal les États de droit, les paradis fiscaux ont des effets néfastes sur les écosystèmes et les communautés locales, puisqu'ils permettent, entre autres, à des industriels ainsi qu’à des armateurs de navires de contourner la réglementation en matière d'environnement et d’équité sociale. Que faire pour contrer le phénomène, face à nos gouvernements qui se contentent de dire que la caisse est vide alors qu’ils laissent s’échapper l’argent à travers une concurrence fiscale toujours plus grande dûe aux paradis fiscaux?
À propos du conférencier Auteur de deux livres aux éditions Écosociété : Offshore : Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010) et Noir Canada : Pillage, corruption et criminalité en Afrique (2008), Alain Deneault s’est trouvé victime d’une poursuite-baîllon conjointe avec l’éditeur (d’un montant de 6 million$), de la part de la compagnie minière canadienne Barrick Gold, pour avoir colligé, consigné et analysé dans Noir Canada ce qui existait déjà sur le rôle du Canada en Afrique. Partant d’allégations de sources crédibles et réputées provenant d’Afrique, d’Europe, des États-Unis et du Canada, il pointe du doigt la négation des responsabilités sociales des minières cotées à la bourse de Toronto. Il a animé le collectif Ressources d'Afrique. Il est titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII et mène aujourd'hui des recherches en sociologie à l'UQAM. Ses recherches et publications portent sur la fonction sociale, conceptuelle, psychique et esthétique de l’argent; les notions relatives au développement en Afrique de même que les concepts fondamentaux de la philosophie politique jaugés au regard des réalités financières offshore. Alain Deneault a fait paraître des articles dans de nombreuses revues scientifiques (Global Crime, Mouvements, Le Coq héron…) de même que dans des publications politiques telles que Billets d’Afrique, À bâbord !, ou encore dans Le Devoir. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’illégalité des paradis fiscaux (VLB, 2004).
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