Comité Décroissance

De AmiEs de la Terre de Québec.

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Qu'est-ce que la décroissance ?

Un prolongement de la simplicité volontaire vers le socio-politique. Un mouvement de restauration de la biosphère et de la vie sociale qui implique :  

  • Une baisse à moyen et à long terme de la production, en tant qu’activité économique.

Il s’agit bel et bien d’une décroissance économique. Il ne s’agit pas d’un ralentissement de la croissance économique illimitée, ni d’une croissance zéro. Par abus de langage et à des fins de simplification, on parle de décroissance, mais celle-ci n’est pas illimitée : c’est une décroissance dite soutenable ou viable. Si l’idée de la décroissance se réalise dans une société donnée, il arrivera un point critique où la taille de l’économie ne sera plus disproportionnée. Elle sera au diapason par rapport aux besoins à satisfaire. Dans un tel cas, la décroissance pourrait cesser et la taille de l’économie pourrait suivre l’évolution démographique de la société.

  • Une meilleure satisfaction des besoins immatériels et matériels de l’être humain.

Cet objectif part du constat que l’extension des rapports marchands à toutes les sphères de l’activité humaine pervertit les éléments les plus profonds de notre existence. La satisfaction de besoins immatériels tels que l’appartenance, l’estime de soi et l’accomplissement ne peut s’accomplir par l’achat de biens de consommation. Ces besoins nécessitent plutôt des biens relationnels (éducation, culture, relations humaines harmonieuses, etc.) auxquels il faut faire une place beaucoup plus grande, notamment dans le domaine du travail. À ce niveau, la décroissance implique aussi l’élimination des rapports de domination et, plus globalement, de l’impérialisme.


Pourquoi la décroissance ?

Le paradoxe écologique

La croissance économique illimitée met en danger l’équilibre des individus et de la biosphère terrestre (en termes de pérennité des richesses naturelles et de qualité de l’environnement). La notion d’empreinte écologique nous fournit une illustration : la planète Terre fournit à chacun des 6 milliards et plus d’êtres humains que nous sommes un nombre moyen de 1,8 hectares pour la satisfaction de nos besoins. Le mode de vie nord-américain (7 à 10 hectares) ou occidental (3 à 5 hectares chez les européens) utilise trop d’espace et de ressources par rapport à ce qui est disponible. Par conséquent, il n’est pas possible que tout le monde adopte ce mode de vie.


Le paradoxe des retombées économiques

Une idée dominante présentement est qu’il faut sans cesse créer plus de richesse : au lieu de partager la « tarte », il faut travailler ensemble à la faire grossir pour que tout le monde ait plus et chacun assez. Or, à l’échelle de la planète, il apparaît que c’est toujours la même minorité qui a plus alors qu’une très grande majorité n’en a pas suffisamment pour satisfaire ses besoins. Il y a amplement de richesses pour satisfaire aux besoins de tout le monde; il n’est pas nécessaire d’en créer sans cesse davantage. Il faut simplement que les ressources soient mieux distribuées.

Voilà pourquoi la décroissance. Pour une raison écologique, oui. Mais aussi pour une raison sociale. Si les richesses naturelles étaient infinies, si la Terre était une surface infinie, la décroissance serait quand même nécessaire pour mettre fin à l’injustice sociale et aux inégalités économiques.


Une décroissance autoritaire ?

La décroissance choisie librement apparaît de loin préférable à la régression subie, imposée aux pauvres par les riches. La société fournit déjà un avant-goût d’une telle régression par des mesures environnementalistes restrictives ou des situations de pauvreté imposée. Ainsi, il ne faudrait pas confondre récession économique et décroissance.

Il faut agir pour que la décroissance soit accomplie par les citoyenNEs en suivant des valeurs démocratiques et humanistes !


La décroissance selon Wikipédia

La décroissance selon l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS)




decroissance@atquebec.org



  

Quoi de neuf ?











Pour son numéro du mois de mai, Le Monde Diplomatique publie une série d'articles sur un concept chers à toute une frange d'objecteurs de croissance : le salaire minimum garantie. Pour avoir un aperçu des articles.

Vincent Liegey, ingénieur et porte-parole du Parti pour la décroissance (France) vient d'ailleurs de sortir avec d'autres, au début de l'année, un livre s'intitulant Un projet de décroissance – Manifeste pour une dotation Inconditionnelle d’Autonomie (Éditions Utopia). Voici une entrevue qu'il a donné à Rue 89.











Il faut rapidement recycler davantage les métaux, prévient l’ONU



Source : article du Devoir, mardi 30 avril 2013.
"D’ici quelques années, les besoins mondiaux en métal seront 3 à 9 fois plus élevés que le volume de l’ensemble des métaux actuellement utilisés dans le monde". Il faudra donc augmenter considérablement l'offre. Le problème (si on met de côté la question du pic du pétrole), c'est que des pénuries de métaux pourraient survenir à moyen terme. De plus, l'extraction des métaux est très polluante et énergivore : elle accapare 7 % à 8 % de la demande mondiale en énergie.

Deux études du Panel International des Ressources urgent donc la communauté internationale d'augmenter ses taux de recyclage, ce qui diminuerait pollution, demande énergétique et pression sur les ressources minières. Mais ce n'est pas gagné : un rapport précédent du Panel a constaté que "moins d’un tiers des quelque 60 métaux étudiés ont un taux de recyclage en fin de vie au-dessus de 50 % et 34 composants sont recyclés à un taux inférieur à 1 %."

Le Panel conclue que : «Toutefois, l’augmentation des taux de recyclage à elle seule ne sera pas suffisante, mais doit être accompagnée d’une stabilisation de la courbe de demande en métaux».

Évidemment, l'article ne traite pas vraiment des conditions dans lesquelles se fera ce recyclage (Tiers-Monde), de la question des alliages qui complique joliment la tâche, de celle de la dégradation de l'usage ou de l'usure à long terme. Pour approfondir ces questions nous vous suggérons le livre Quel avenir pour les métaux (voir nos archives).

NB : Il semble y avoir une coquille dans l'article : métaux terrestres rares devrait être remplacé par terres rares.











Le seuil critique de CO2 sera franchi en mai - L’ONU réitère l’extrême urgence d’agir


Un bref résumé de l'article barré du Devoir d'aujourd'hui mardi 30 avril :

Le seuil psychologique de 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère terrestre sera atteint le mois prochain. Le GIEC est formel : pour maintenir l'augmentation de la température globale entre 2 et 2,4 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne entre 350 et 400 ppm.

En novembre, la Banque mondiale se mouillait en déposant un rapport (voir nos archives) qui estime que l'inaction internationale pourrait mener à une hausse de 4 degrés dès 2060, ce qui « déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée des niveaux de la mer frappant des centaines de millions de personnes »

Ces estimations sont confirmées par, entre autres, le Scripps Institution of Oceanography qui affirme que les 450 ppm devraient être atteints d'ici « quelques décennies ».

Autre fait intéressant, un récent rapport de l'AIE(généralement trop optimiste) affirme que la quantité de CO2 émise pour chaque unité énergétique produite n'a baissé que de 1% en moyenne depuis 23 ans.

Le Québec, qui n'était qu'à 1,6% sous le niveau de 1990 en 2010 (si on ne prend pas en considération l'externalisation de sa pollution vers les usines du Tiers-Monde) alors qu'il doit atteindre 25% dès 2020 doit refuser les projets de pipeline provenant de l'Alberta rappelle Patrick Bonin de Greenpeace.

Pendant ce temps, à Québec on subit les politiques de (l'abominable mégalomane qui est en train de se faire prendre dans une histoire de prête-noms ) tout en lisant les chroniques du charmant Jacques Brassard dans le Jounal de Québec...















Quel bel exercice de greenwashing que ce Jour de la Terrel® ! Publicitaires, supermarchés, banques, multinationales du divertissement, de la mode, etc sont au rendez-vous!

Évidemment, les médias succombent au charme. Le 20 avril, Le Devoir continuait sur sa lancée des cahiers de style info-pubs (1) et nous permettait ainsi de lire sur l'industrie du cassage de bouteille, sur les efforts du conseil patronal de l'environnement, ou sur les programmes de dumping de matériel électronique. Wow! Alors que cette journée pourrait servir à faire un bilan annuel de l'état de la situation planétaire, on assiste plutôt à la folklorisation des questions environnementales.

Mais dans cette mer de jovialisme béat, quelques îlots de lucidité tout de même. L'éditorialdu 27 avril de David Desjardins mérite d'être mentionné : « Comment exposer que recycler, c’est une goutte dans l’océan d’un consumérisme aussi aveugle que destructeur ? Comment dire que, s’il fallait vraiment prendre un tournant significatif, c’est tout notre mode de vie qui devrait prendre la tangente ? ». Un pas dans la bonne voix.

Puis il y a Harvey Mead qui, conscient de l'immensité du problème, ne sait plus à quel saint se vouer : "Le temps n’est plus pour des événements annuels, pour se satisfaire des gestes quotidiens, pour le lobbying habituel. C’est le temps pour une vague bleue/verte/orange/jaune/rouge par laquelle la société civile se mette en marche, investisse les parlements avec une majorité de « poteaux », s’attaque à l’urgence".

Mais le coup de pied au cul le plus significatif que nous avons reçu est peut-être celui de Ban Ki-moon qui affirmait au début d'avril (désolé chers ami-e-s conspirationnistes!) : il sera «bientôt trop tard» pour sauver la santé environnementale de la planète si on ne met pas en place un «instrument contraignant» d’ici à 2015 (…) «Les paroles n’ont pas été suivies d’effets. Il sera bientôt trop tard. Nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de la planète. Notre empreinte écologique est démesurée».

Ban Ki-moon appuie ses dire par les rapports du Programme des Nations unies pour l’environnement, qui affirment que tous les stocks de poissons des océans de la planète seront totalement épuisés avant 2050. Les données de l’ONU indiquent d’ailleurs que le secteur des pêcheries n’est tout simplement viable. Les captures ont quadruplé depuis 1950. Plus de 60 % des espèces marines sont exploitées au seuil de rupture et souvent au-delà.

Concernant la biodiversité : une espèce de vertébré sur cinq est actuellement menacée. Les facteurs de survie des récifs coralliens ont diminué de 38 %, un déclin record en matière de biodiversité. Parce que l’agriculture accapare désormais 30 % de la surface terrestre, plusieurs des grands écosystèmes ont perdu jusqu’à 20 % de leurs aires naturelles depuis 1980. Source : Le Devoir


(1)Cette lancée a atteint son paroxysme d’aplat-vantrisme à la fin mars avec un cahier couleur ciré (!?) de 8pages (!?) sur les beautés d'Israël, écrit par un journaliste « invité » par le ministère du Tourisme d'Israël...












Dans son dernier post ( Croissance = Dette = Facture énergétique ?), Mathieu Auzanneau publie de nouveaux graphs d'Olivier Rech, ancien responsable du pétrole à l'AIE :



En vert, c'est la croissance de la dette des États, en jaune la croissance de la facture de pétrole et de gaz et en bleu, c'est la croissance, tout court.

Ce qui fait dire à Auzanneau : "Nous autres Européens fabriquons de la croissance strictement à crédit, crédit qui coûte ce que nous coûte l'énergie importée nécessaire pour faire tourner la boutique".

Rappelons que selon M. Rech, le début du déclin de la production mondiale de pétrole et de ses substituts a toutes les chances de se produire peu après 2015, pour des raisons fondamentalement géologiques.













Accaparement des terres et SADAQ


Hier, mercredi 17 avril, le Marché de Proximité de Québec invitait François L'Italien dans le câdre de la journée internationale des luttes paysannes. Il s'agissait en fait d'une présentation de deux rapports qu'a déposé M. L'Italien pour le compte de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) en mars et novembre 2012.

Après un bref survol de la situation internationale et des causes de la problématique ( industrialisation et désertification, biodiesels, croissance de l'alimentation carnée, financiarisation des économies, spéculation,etc. ), M. L'Italien a expliqué les particularités du Québec, relativement protégé de l'accaparement par des étrangers pour le moment mais très vulnérable par rapport aux intégrateurs/spéculateurs québécois. Devant cette situation, l'IRÉC s'inspire de la France (SAFER) et propose la création de la SADAQ afin de transférer d'un agriculteur à un autre les terres à vendre et ainsi éviter que ces dernières tombent entre les pattes d'intégrateurs/spéculateurs. La SADAQ jouerait aussi un rôle actif dans la mise en valeur des établissements agricoles et dans l’aménagement du territoire agricole. Aussi, toute une partie de la mission de la SADAQ consisterait à protéger les zones périurbaines vertes.

Signez la pétition d'Oxfam contre l'accaparement des terres! À ce sujet, nous vous invitons également à communiquer avec votre députéE pour lui dire que vous n'êtes pas d'accord pour que la Caisse de Dépôt et de Placement fasse de l'accaparement des terres ou le fasse faire en sous-traitance.
Pour avoir accès aux Rapports de l'IREC

Voici un site internet totalement dédié à la question de l'accaparement des terres : Farmlandgrab.org créé par l'ONG GRAIN.














Les limites thermodynamiques de notre monde


Un nouveau rapport du MIT affirme que les processus manufacturiers servant à fabriquer des matériaux de base seraient en train d'atteindre leurs limites thermodynamiques et que l'efficacité énergétique pour ces processus approcherait un plateau.

Selon les calcul du GIEC il faudrait diminuer de 50% d'ici 2050 les émissions de ces industries pour éviter une augmentation des changements climatiques.Cependant, les économistes prévoient que d'ici là, la demande mondiale pour ces matériaux doublera.

L'équipe du Dr Gutowski a choisi les cinq matériaux dont la fabrication est la plus énergivore ( l'acier, le ciment, l'aluminium, le plastique et le papier ; ensemble ils représentent environ 50% de la consommation énergétique du domaine manufacturier et plus de la moitié de ses émissions de CO2) et a étudié les scénarios dans lesquels l'énergie de fabrication serait diminuée. Or, en combinant les scénarios les plus optimistes (substitution, financement adéquat mondial), l'équipe a découvert qu'il était possible d'arriver à des taux de diminution d'environ 50% mais pas aux taux de 75% qu'il aurait fallu pour répondre aux attentes du GIEC. Le scénario du recyclage quant à lui frappait le problème d'une alimentation insuffisante en matières recyclables pour les pays en développement.

L'équipe en vient donc à conclure qu'il faudrait opter pour des objets ayant une meilleur durabilité et pouvant servir à plusieurs personnes. Cela aurait pour conséquence de diminuer à la fois la demande en énergie et l'émission de CO2. Ainsi, la solution ne serait pas technologique!!???

Le présent texte constitue un résumé de l'article Living in a material world du MIT News. L'article scientifique initial

Pour avoir d'autres nouvelles relatives à la décroissance mais en continu, vous pouvez consulter la page FacedeBouc du MQDC











François L'Italien


Activités en vrac















Dans le Devoir de Philo de la fin de semaine, Marx, cet écologiste méconnu : un texte à saveur écosocialiste inspiré des écrits du jeune Marx. Il n'y est pas question de la critique de la valeur (wertkritik )cependant. On y fait plutôt une apologie maladroite du développement durable...

Aussi, L’austérité, quelle idée toxique ! : une entrevue avec Joseph Stiglitz, de passage à Montréal. Ce Keynésien prône évidemment la stimulation des économies européennes et étasuniennes mais nous soulignons cette entrevue puisqu'il est, malgré tout, toujours agréable de voir un prix Nobel d'économie dénoncer les inégalités et l'austérité ! Il vient d'ailleurs de sortir un livre intitulé Le prix de l'inégalité.









Paradis fiscaux : il faut viser la bonne cible !


On parle de cette fuite relative aux paradis fiscaux sur toutes les tribunes. Déjà beaucoup de blabla sur des cas pas nécessairement si importants. Alain Deneault, dans ses premières réactions (Désautels, 5e partie) (Première heure) ne perd pas son temps à fouiller cas par cas et dans le moindre détail mais tente plutôt de décrire globalement ce qui est à l'origine du phénomène : la complaisance des politiciens envers leurs amis les investisseurs dans un monde où les États sont mis en concurrence les uns avec les autres pour attirer les capitaux. Pour ce faire, il ne se gêne pas pour utiliser des exemples propres au Canada :

Selon Radio-Canada, un rapport du gouvernement du Canada estimait qu'en 2007, 16 000 entités canadiennes détenaient 1500 MM$ dans les paradis fiscaux. C'est plus que l'économie canadienne. En 2011 ce serait 140MM$ canadiens qui se seraient envolés offshore.
Deneault ajoute qu'en 2011 les ententes du Canada avec la Barbade font que 53 milliards $ d'argent canadien va aux Barbades par an. C'est le 3e pays en ordre d'importance pour les investissements d'argent canadien après les États-Unis et l'Angleterre.
Plutôt que de parler d'individus, Deneault rappelle que la moitié des flux monétaires mondiaux transigent par des paradis fiscaux et qu'ils consistent généralement en des virements intra-groupe.

Tout à fait par hasard, Deneault était ce vendredi l'auteur invité du Devoir et signait l'article Le financement des université par l’impôt des entreprises : les taux d’imposition sont si avantageux au Québec et au Canada qu’ils concurrencent pratiquement les paradis fiscaux. À quand la «juste part»?

Rappelons qu'Alain Deneault est auteur de nombreux livres sur les paradis fiscaux et l'activité minière canadienne à l'étranger (entre autres), professeur à l'UQAM et membre du Réseau justice fiscale.



Sa 6 avril




Maltais contre les pauvres! - Manifestation familiale


Rendez-vous pour le départ (13h30): coin de la Couronne / Charest Est.

Un ensemble des possibilités de mobilisation s'offrent à vous pour faire reculer Agnès Maltais sur les coupures à l'aide sociale d'ici le 13 avril prochain. Le 13 avril sera la date limite pour la Ministre pour changer son projet de règlement tel que déposé. Pour une fois que l'on souhaite que le PQ recule... Ces coupures sont inacceptables et méprisantes, les pires coupures que l'on ait vues dans les dix dernières années. Ces coupures appauvrissent les plus pauvres, tout simplement. 


Rappelons que la réforme de Maltais fût critiquée par la Commission des droits de la personne, par la protectrice du citoyen ainsi que par le directeur de la santé publique de Montréal.










Le regard vide,
ils déambulent...

Les zombies sont partout !


Ce lundi 1er avril, les médias de masse nous ont bien gavé d'informations jovialistes concernant le 40e anniversaire de cette merveille du quotidien moderne qu'est...le téléphone cellulaire. Disons que la couverture ne fût pas aussi imposante lors de la journée sans téléphone portable(6 fev)!

Tumeurs cérébrales, tours à émissions cancérigènes, accidents de la route, contrôle des populations, obsolescence planifiée, sweatshops (lire sur Foxconn), dumping des carcasses au Tiers-Monde, terres rares, guerre du Coltan, etc ; cet objet symbolise une quantité record d'insanités propres à l'époque. Mais ce qui émerge devant nos yeux, ce sont les conséquences que cet « outil » amène au niveau des relations humaines : décuplement des tendances individualistes et narcissiques, perte de contact d'avec la réalité, déresponsabilisation, intimidation ,dépendance, etc.

Une pincée de statistiques :

  • Aux États-Unis, 58% des utilisateurs de 18-34 ans disent être incapables de se passer de leur téléphone plus d'une heure.(Presse Can 06/2012)
  • Selon une étude faite par l'ASEF sur 600 jeunes français de 14 à 20ans, 75% dorment avec leur cellulaire allumé (HP-AFP 01/2013
  • Au Québec, la compagnie Futur Shop nous annonçait fièrement, dans un communiqué on ne peut plus douteux, qu'une « étude » Léger Marketing, qu'elle a commandé, estime que pas moins de 80% des propriétaires de cellulaires avouent être dépendants de leur téléphone « intelligent ». Ici, la dépendance est définie comme l'incapacité de se passer de son appareil dans des endroits tels que les toilettes, l’église, ou même pendant une entrevue d’embauche. Ce même document affirme que de plus en plus de québécois préfèrent texter que de parler en personne avec ses frères et sœurs (55% le préféreraient), son conjoint ou sa conjointe (51%), ses meilleurs amis (61%), ses enfants (51%)...(NWC 02/2012)


Mais non, il est inutile de remettre en question ces nouveaux comportements ; comme on dit sur les sites technophiles : « rassurez-vous, le phénomène est universel !»










Écosocialisme québécois


Dans un style beaucoup plus optimiste que celui d'Harvey Mead, il y a le Réseau écosocialiste qui vient de naître début mars. Parrainé par Québec Solidaire, ce réseau se dit antiproductiviste, (...) démocratique, autogestionnaire et égalitaire. Il propose de révolutionner les rapports de production et les forces productives. Il prône la répartition des richesses, la prise en compte des contraintes écologiques, la planification écologique et démocratique ainsi que la souveraineté populaire... Mais peu de choses sont dites sur la crise énergétique, sur la raréfaction des ressources naturelles, sur l'emprise de la technique, etc, etc.... Voici la Base d’unité proposée adoptée lors de la première rencontre...









Harvey Mead : l'échec des environnementalistes


Après un long sommeil quant aux questions environnementales, voici que Le Devoir frappe un grand coup et met en première un article intitulé Combien vaut la planète ? : un article sur l'évaluation de la valeur économique des écosystèmes et sur la pertinence de cette stratégie qui fait de plus en plus d'adeptes.
Voici quelques chiffres provenant du rapport L'économie des écosystèmes et de la biodiversité(résumé de 27 pages en français) fait pour le compte du G8 et parrainé par l'ONU :

  • la contribution des insectes pollinisateurs aux rendements agricoles : 200 MM $
  • Les forêts  (absorption du CO2, régulation de l'eau) : 370 MM$
  • La déforestation en Chine : 12 MM$ par an entre 1950 et 1998
  • Les écosystèmes marin : 20 000 MM$ dont 12 000 MM$ pour les milieux côtiers.
  • Le bagage génétique du règne animal et végétal serait à l'origine de la moitié du chiffre d'affaire des pharmaceutiques.


On est d'abord étonné que l'article ne parle pas du pionnier de cette question au Québec : Harvey Mead, premier sous-ministre québécois au développement durable, premier commissaire au développement durable du Québec (2007-2008), fondateur de Nature Québec, est l'auteur du livre L’Indice de progrès véritable du Québec : quand l’économie dépasse l’écologie(2011. document synthèse gratuit 45 pages)

Mais c'est quelques pages plus loin que Mead rebondit tel une bombe dans l'article Environnement et économie : l'échec des verts. Son propos surprend : la révolution des énergies durables, le calcul du cycle de vie des biens et même l'inclusion de la valeur des écosystème dans l'économie (ce sur quoi il a travaillé pendant des années) sont rendus, selon lui, des efforts futiles : « il est trop tard, on a plus le temps […] il ne nous reste plus qu'à essayer de sauver les meubles. De voir comment les pays riches parviendront à gérer l'effondrement du système économique et social». Selon Mead, c'est de cette période catastrophe qu'émergera une véritable économie verte. Il ajoute « Le plus gros problème est le sort des quatre ou cinq milliards d’êtres humains qui vivent toujours dans la pauvreté […]» Trop défaitiste? Il faut admettre que ce revirement est assez étonnant pour un penseur qui, il y a quelques années à peine, continuait de défendre la développement durable! Notez que Mead vient de créer un nouveau blog : www.harveymead.org. Plusieurs de ses commentaires concernent des sujets sur lesquels nous nous sommes penché durant les trois derniers mois.

Le triptyque du journal se termine par un article sur l'initiative de l'Équateur pour se faire compenser la non-exploitation d'une partie de son pétrole (initiative Yasuni-ITT).



Me 27 mars


Conférence d'Alain Deneault sur le rôle de l'industrie minière canadienne dans le monde


Activité organisée par Ingénieurs sans frontière-ULaval, qui présente très bien la chose :

Pourquoi une conférence sur les compagnies extractives canadiennes ?
-Parce que 58% des compagnies minières dans le monde sont enregistrées à la bourse de Toronto
-Parce que l'industrie minière ne cesse de croître en importance en Afrique et qu'elle influence significativement le développement de ce continent
-Parce que les compagnies extractives sont de grands employeurs d'ingénieurs de l'Université et nous croyons important d'être au courant de leur pratique -Parce que le Canada est un des pays les plus permissifs judiciairement pour ces compagnies et que nous y voyons une opportunité incroyable de changement

À 15h30, à l'auditorium du pavillon d'optique photonique (annexe du pavillon Vachon). Pour localisation ou autre information :
voir la page Facedebouc

Rappelons que le film Le prix des mots, qui traite de la poursuite baillon de Barrick Gold et de Banro contre Écosociété sera bientôt disponible en DVD et que le livre Noir Canada, interdit de vente est disponible gratuitement sur internet






Le Canada a participé à la guerre en Irak


Alors qu'Harper sort de deux interventions, une en Lybie et l'autre au Mali, voici un article des plus pertinent, écrit par Échec à la guerre qui vient nous rappeler les limites de la démocratie canadienne et la vassalité de tous les gouvernements qui se succèdent à sa tête : Le Canada a participé à la guerre en Irak. Le Devoir, 22 mars 2013.









Vicissitudes du marché du phosphore


La raréfaction du Phosphore est en voie d'être reconnue officiellement par l'Union Européenne. Néanmoins, le jovialisme des industriels est loin d'être rassurant : comme à l'habitude, ils attendent une augmentation des prix encore plus importante pour investir sérieusement dans la recherche et le développement. Et devant l'augmentation des coûts de l'énergie qui rendra les systèmes de recyclage encore plus coûteux, ils répondent "[en temps et lieu] nous construirons des usines qui recyclent mieux tout en consommant moins"...

Un article d'Agnès Sinaï



18 mars




Guatemala, impact de l'exploitation minière sur les communautés mayas


La conférencière Lolita Chavez, du Conseil des peuples K'iche, est surnommée la voix de l'espoir des peuples autochtones. Son engagement pour la défense du territoire et des droits humains, qui s'inscrit en quelque sorte en continuité avec celui de Rigoberta Menchu ( prix Nobel de la paix en 1992 ), lui a récemment valu une tentative de meurtre. Néanmoins, malgré les menaces proférées à son égard, sa détermination à défendre les droits de ses pairs n'est pas affectée. Un exemple inspirant de force et de courage!

Dès 19h. Sous-sol de l'auberge L'Autre Jardin, 365 boul. Charest Est à Québec. Infos supplémentaires : disponibles ici

Rappelons que c'est contre la minière canadienne Goldcorp que la communauté K'iche' se bat. Avec le virage néo-colonialiste qu' Harper a fait subir à l'ACDI (encore pire qu'avant!), il est malheureusement fort probable que cette inspirante communauté n'ait pas fini d'en baver... Et si les canadiens et canadiennes revoyaient leurs fonds de pension !?











Levée de boucliers pour l'agriculture urbaine à Québec


Des mesures d'urgence pour lutter contre la spéculation foncière et une réforme du système de taxation s'imposent afin de préserver les espaces agricoles et forestiers urbains.

Les AmiEs de la terre de Québec, en collaboration avec un regroupement composé de producteurs agricoles et forestiers, d'organismes d’intérêt public et de syndicats demande au Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) d'enclencher un processus de révision en profondeur de la fiscalité municipale afin de protéger les exploitations agricoles et forestières contre la spéculation foncière qui met en péril la poursuite de leurs activités. Ils demandent également aux instances concernées de suspendre les hausses de taxes excessives touchant ces productions le temps que cette réforme ait lieu.

Tout ça dans un contexte mondial oû les ceintures vertes ainsi que l'agriculture urbaine et périurbaine est appelée à croître! Quelques articles du Soleil :





13 mars

Contre les coupures à l'aide sociale


Manifs à Québec, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières. À Québec (10h30), rendez-vous devant le bureau d'Agnès Maltais situé au 425 rue St-Amable. Info : R.O.S.E. du Nord au 622-2620 ou ici









Invasion en Irak : 10 ans de sang contre pétrole


Après une couverture des plus complaisante de l'intervention française au Mali, Le Monde Diplomatique arrive quasiment à se rattraper ce mois-ci (mars) avec la sortie d'un dossier spécial sur les 10 ans de l'intervention en Irak. Aussi, l'article Échec d'une guerre pour le pétrole, qui est à lire absolument, récapitule et analyse les démarches faites par les néoconservateurs - et par leurs amis de l'industrie pétrolière - pour prendre le contrôle du robinet irakien.

La grande précision de cet article repose en parti sur le travail de Greg Muttitt, militant et auteur du livre Fuel on The Fire : oil and politics in occupied irak : ce dernier a réussi à obtenir plus de 1000 documents grâce à la loi britannique sur l'accès à l'information. Quelques unes des citations « secrètes » les plus explicites se retrouvent aussi dans l'article La guerre d’Irak était bien une guerre du pétrole de Matthieu Auzanneau (juin 2011) ainsi que dans l'article Secret memos expose link between oil firms and invasion of Iraq de The Independant (avril 2011). Quelques uns des documents secrets les plus intéressants sont disponibles sur le site fuelonthefire.com

Rappelons que le film The Oil Factor : Behind the War on Terror expose bien, lui aussi, la véritable cause derrière l'intervention de 2003 en Irak.

La citation de la semaine

"Regardons les choses simplement. La plus grosse différence entre la Corée du Nord et l’Irak, c’est qu’économiquement, nous n’avions tout simplement pas le choix pour l’Irak : ce pays nage dans une mer de pétrole !" -Paul Wolfowitz, secrétaire d’Etat adjoint à la Défense sous George W. Bush. Paroles prononcées au printemps 2003. Reporté par The Gardian en juin 2003.








La bulle des « schistes »


Toujours dans Le Monde Diplo de mars, un article fracassant intitulé Gaz de schiste, la grande escroquerie vient affirmer : (…) loin de restaurer une quelconque prospérité, les gaz de schiste gonflent une bulle artificielle qui camoufle temporairement une profonde instabilité structurelle. Lorsqu'elle éclatera, elle occasionnera une crise de l'approvisionnement et une envolée des prix qui risquent d'affecter douloureusement l'économie mondiale.

Cette analyse de la situation contredit littéralement le dernier rapport annuel de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) qui grosso modo affirme que les huiles de « schiste » viendront sauver l'économie mondiale. L'AIE nous aurait-elle mentit? Ce ne serait pas la première fois (lire par exemple le dossier de Lionel Badal : L'AIE cache l'enjeu du PeakOil depuis 1998 ) !

Un site d'une grande élégance et portant que sur la question de la bulle financière des huiles et gaz de « schiste » : shalebubble.org (en anglais seulement)

L'auteur de cet article du Monde Diplo est Nafeez Mosaddeq Ahmed, politiste et directeur de l'Institut for Policy Research and Development de Brighton. Le film Civilization Crisis (sous-titré) traite de la pensée de cet intellectuel et tente de démontrer, tout comme le livre du même titre, comment l'incapacité de nos sociétés à comprendre le contexte systémique des grandes crises, (changements climatiques, le pic des énergies et des denrées agricoles, instabilité économique, terrorisme international, militarisation) mène, en lien avec l'idéologie néolibérale, à une gestion des symptômes plutôt qu'à une gestion des causes structurales de ces crises.














Growth addicts


Dans la population anglophone d'Amérique du Nord, la question de la décroissance est fréquemment amenée sous l'angle de la dépendance et on utilise souvent une métaphore faisant référence aux drogues dures.

On le voit assez bien dans le film Hoocked on Growth des Growth Busters.

Mais la métaphore prend toute la place dans le vidéo clip de la chanson The Growth du rapeur ontarien Lee Reed. The Growth est une chanson des plus explicite tirée du dernier album Emergency Broadcast de cet ontarien d'Hamilton (Lee Raback de son vrai nom) anciennement membre du légendaire groupe électro-jazz-rap Warsawpack (distribué sous feu G7 Welcoming Committee).

Engagé, Intelligent, cohérent. L'album est téléchargeable gratuitement mais nous vous invitons à encourager cet artiste des plus pertinent...



Di 3 mars





La 4e Fête des semences et de l’agriculture urbaine de Québec


Cette année, l'évènement se déroulera sous le thème « l’agriculture urbaine à Québec, plus qu’un loisir! »
Comme les années précédentes, le programme sera bien rempli : une trentaine d’exposants pour faire le plein de semences et de conseils, une table d'échange et des activités pour les enfants...






Terres rares pour croissance « verte »


L'émission Enquête diffuse cette semaine un reportage sur les terres rares, ces métaux coûteux parce que retrouvés en gisements de faible concentration (et donc à extraction très polluante) que l'ont retrouve dans les composantes électroniques, photovoltaïque et d'éoliennes ainsi que dans les bombes, batteries de voitures électriques et les satellites. Le reportage couvre plusieurs facettes de la question:

  • la guerre Chine-USA : les normes environnementale et l'inefficacité du recyclage US (renvoyé en Chine) fait perdre du terrain aux États-Unis. La Chine a les plus gros gisements au monde et fournit 95% des terres rares de l'industrie.
  • la pollution des villages chinois et l'intoxication des ouvriers (les déchets industriels contiennent des métaux lourds et des métaux radioactifs en grandes concentrations) Aux États-Unis comme ailleurs en occident, les traitements environnementaux rendent les coûts prohibitifs. « La Chine a sacrifié son environnement pour nourrir la terre entière ». La Malaisie est également mise à contribution.
  • Avec son programmes énergétique visant à développer l'éolien, la Chine risque de ne plus être capable de fournir ses propres besoins. Elle tente donc de diminuer ses exportations mais aussi de favoriser la prospection à l'étranger et d'augmenter ses importations. La spéculation mondiale sur les terrains abritant des terres rares vont bon train. On s'intéresse même au fond du pacifique et à la lune...

Fait à noter, cette adaptation du documentaire La sale guerre des terres rares, ne parle pas des gisements québécois ni du Plan Nord...
Diffusion à Radio-Canda : Jeudi 21 fev à 21h, Samedi 13 h. À RDI : Dimanche 18 h et lundi 2 h




La citation de la semaine


"La croissance verte est un mythe : la course technologique et l'innovation créent un emballement de besoins en métaux, en particulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable." - Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon, ingénieurs centraliens et auteurs du livre Quel futur pour nos métaux ? (partiellement gratuit sur internet)

Citation retrouvée dans l'article La croissance verte accroît la dépendance aux terres rares(dec 2010)






De l'aéronautique à la Décroissance


L'idée de décroissance – et d'acroissance - continue sur sa lancée. Alban Vetillard, un ingénieur français de la prestigieuse École centrale d'ingénierie vient d'écrire un livre intitulé Croissance et Ecologie, concilier l'homme avec la société de demain. Et il n'a pas sa langue dans la poche : "Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n'a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes".

Nous vous invitons donc à lire cette entrevuequ'il a récemment accordée. Notez que son livre précédent est en partie disponible gratuitement ici







Les Moissons du futur(1ere partie)


Après Le Monde selon Monsanto et Notre poison quotidien, Marie-Monique Robin se lance du côté des alternatives avec ce nouveau film :
« En appliquant à la terre des recettes industrielles, l'agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte », affirmait en 2011 Olivier de Schutter, rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, alerté par la crise alimentaire de 2007-2008. Lancée depuis l'après-guerre sous le nom de « Révolution verte », cette agriculture industrielle n'est pas parvenue à nourrir le monde; elle a au contraire épuisé les sols, les ressources en eau et la biodiversité, largement participé au réchauffement climatique et poussé des millions de paysans vers les bidonvilles urbains. Il faut changer de paradigme! Croisant les témoignages d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, de responsables politiques et d'organisations internationales sur quatre continents, Marie Monique Robin mène l'enquête. Avec Les moissons du futur, on découvre qu’un autre modèle agricole et commercial, innovant et productif, a déjà fait ses preuves en restituant aux paysans un rôle clé dans l'avenir de l'humanité.
Diffusé à Télé-Québec: Lundi 11 fev 20h et 2h16. Mardi à 13h30. Aussi disponible sur internet

Aussi : Le nord au coeurun film sur Louis-Edmond Hamelin, pionnier de la géographie au Québec ainsi qu’un ardent défenseur de l'environnement et des droits des autochtones. Inventeur du concept de nordicité, Hamelin a consacré une grande partie de sa vie à l'étude du Nord. Lundi 11 février 21 h et 3 h 02, Mardi 0 h 49, Mercredi 13 h 30.

Nous faisons souvent la promotion d'émissions télé. Cela ne veut pas dire pour autant que nous fassions la promotion de cette boîte à con...mais pour influencer les pantouflards qui ne risquent pas de se déplacer aux prochaines projections organisées par les ATQ, la télé reste un incontournable (qui pollue moins que l'internet, rappelons-le !). Alors diffusez dans vos réseaux !





Comment guérir de notre dépendance à la croissance?


Texte d'opiniond' Irmi Seidl, économiste à l'Institut fédéral de recherches WSL de Zurich (Suisse) et d'Angelika Zahrnt, économiste, membre du Conseil allemand pour le développement durable. Publié dans Le Monde(04 fev) puis dans Le Devoir (11 fev).






Le Devoir parle du livre Les limites de la croissance dans un articledu 2 février.








La croissance ; anecdotique dans l'histoire de l'humanité ?


Quelle révolution technologique finira par sauver notre pauvre humanité en manque d'énergie et de sens? Les gaz de schiste? Les huiles de schiste? La fusion froide? Le pétrole algale? Les imprimantes 3D? Les disques Blue Ray?

Malgré l'idée généralement répandue, il est peu probable que ces technologies permettent les bons de croissance économique que nous avons connu durant les 250 dernières années. Cette fois-ci, c'est Robert Gordon, économiste de l’Université Northwestern, qui le dit.









Pic du phosphore, viande et compost


Alors que les bureaucrates de l'équipe Labeaume arrêtent le projet pilote de collecte de restes de table (une des seules bonnes choses qui soit sortie de l'Hôtel de Ville ces dernières années), une nouvelle étude de l'Université McGill et de l'Université d'État de l'Arizona vient réaffirmer la dangereuse déplétion des stocks de phosphore qui constitue, rappelons-le, avec l'azote et le potassium, un des apports essentiels à la fertilisation en agriculture. Faits intéressant, les chercheurs ont établi que la surutilisation est allée de pair avec la hausse de la consommation de viande. De 1961 à 2007, cela a amené une augmentation de 38 % de «l'empreinte phosphore» par habitant.
Sources :










Halte à la croissance !


Écosociété frappe un gros coup : la maison d'édition vient de publier Les limites à la croissance (dans un monde fini) C'est la version revisitée 30 ans plus tard du fameux rapport Halte à la croissance publié en 1972 aussi appelé rapport Meadows ou rapport du Club de Rome.
Yves-Marie Abraham du Mouvement Québécois pour la décroissance conviviale en fait la préface !



Pour avoir un excellent résumé de ces 2 rapports, voir l'analyse du très généreux ingénieur Jean-Marc Jancovici









Le schiste aussi polluant que le charbon


La revue Nature vient de publier une nouvelle étudequi avance que le gaz de « schiste » serait aussi polluant que le charbon. Plusieurs études allaient déjà dans ce sens. Selon la nouvelle étude, le surplus de pollution viendrait des fuites de méthane (gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le CO2) qui seraient 4 fois plus importantes que prévu. Cette étude serait cependant contestée.

Cela ne signifie pas pour autant une amélioration au niveau climatique car le charbon peu coûteux et largement disponible continue sa montée. En décembre, l' AIE annonçait que la consommation mondiale de charbon devrait dépasser celle du pétrole d’ici 10 ansLe charbon est déjà la première source mondiale d'électricité. Plus de 1200 nouveaux projets de centrales au charbon sont comptés dans le monde.


La consommation mondiale de charbon a drastiquement augmentée après que la Chine ait joint l'OMC en 2001. À lire : Gail Tverberg, Why World Coal Consumption Keeps Rising; What Economists Missed







Bilan 2012


Tout cela malgré le fait que le réchauffement global soit de plus en plus visible. En 2012, il y aura eu 9500 mortalités associées à des catastrophes naturellescontre une moyenne annuelle de 106 000 sur la dernière décennie selon l'assureur allemand Munich Re (plus élevée selon d'autres estimations). Le coût de ces catastrophes pour 2012 est évalué à 160 milliards de dollars. Ce montant était de 400 milliards en 2011 (tsunami au japon et inondations en Thaïlande).

Au États-Unis, il y a eu Sandy mais aussi la sécheresse estivale, qui a durement touché les exploitations agricoles du Midwest, où est concentrée une large partie de la production américaine de maïs et de soja. Près de la moitié des terres cultivables américaines ont été touchées et les pertes se sont élevées au total à 20 milliards pour l’année 2012, soit la plus forte perte de l’histoire de l’assurance agricole aux États-Unis ».

Au Canada, la période de juillet à septembre a été la plus chaude de tous les trimestres enregistrés en 65 ans. Malgré cela, Harper s'entête à bâillonner nos scientifiques.







Matthieu Auzanneau
et
Benoît Thévard

Soutenons le blog The Oil Man!


Après des années d'un travail acharné à chercher la nouvelle, à la décortiquer, à obtenir - souvent en primeur - des entrevues chocs, voilà que Matthieu Auzanneau se voit récompensé par le journal Le Monde en se faisant couper son mince salaire... Nous vous invitons à soutenir ce blog qui a une importance cruciale !
Pour faire vos dons, cliquez sur le bouton donner dans la colonne de droite de son site

Un retour sur le rapport 2012 de l'AIE

En novembre dernier, alors que tous les médias de masse diffusaient le jovialiste communiqué de presse de l'Agence Internationale de l'Énergie ( grosso modo : La carte énergétique mondiale est en pleine évolution : Les États-Unis sera le 1er producteur mondial de pétrole en 2017 grâce aux huiles de shiste ), Matthieu Auzanneau, fidèle à ses habitudes, s'efforçait d'aller au delà des apparences, remettait en contexte et décortiquait pour nous le rapport annuel qui était à la source de tout ce brouhaha médiatique.

En ressortent plusieurs informations qui, bien que subtilement glissées dans le rapport, sont d'une importance cruciale. Un exemple : « l'AIE prévoit subrepticement (page 101) un déclin de la production hors-Opep "peu après 2025", avec un plateau maximal atteint "après 2015". Déconcertant, si l'on se souvient que les Etats-Unis et le Canada sont, après la Russie, les principaux pays producteurs hors-Opep! »

Voir ses deux "posts" relatifs à ce rapports :



Un nouveau rapport

Benoît Thévard, ingénieur et auteur du blog un avenir sans pétrole, vient de publier pour le compte des Verts (Europe) un rapport intitulé L'Europe face au pic pétrolier. On y brosse un bon tableau de la situation actuelle. Vous pouvez accéder au rapport, à son résumé, ou au diaporamacorrespondant.

Fait à noter : Benoît Thévard vient de publier sur son blog un bon résumé de la question du taux de retour énergétique(EroEI = énergie produite récupérée/énergie investie).



Le seuil infranchissable de l’ERoEI global pour le fonctionnement durable d’une civilisation telle que la nôtre serait autour de 8-10.


 


Archives automne 2012-hiver 2013 du Comité Décroissnce

Les Archives printemps-été 2012 du Comité Décroissance sont disponibles ici

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